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Accueil » Réalisations » Tarquimpol (57) « 10 rue du Théâtre »

Tarquimpol (57) "10 rue du Théâtre"

La prescription d’une fouille archéologique préventive sur la commune de Tarquimpol (Moselle) répond au projet d’agrandissement et d’aménagement de la Maison communale dite « du Pays des Étangs » (10 rue du Théâtre), conduit par la commune de Tarquimpol.
Un diagnostic archéologique a en effet été réalisé en décembre 2019 par Nicolas Meyer (Inrap). Les résultats de cette intervention, et le riche potentiel archéologique déjà reconnu sur la commune, ont motivé une prescription de fouille sur une emprise de 80 m², correspondant à l’extension sud-ouest de la Maison du Pays des Étangs (côté jardin).
Le rempart repéré au diagnostic correspond bien aux observations précédemment effectuées sur la commune, même si l’emprise des travaux projetés ne nous permettait que d’en explorer la bordure intérieure.
Malgré l’exiguïté de notre fenêtre de fouille (fig. 1), cette opération a permis d’apporter des précisions chronologiques intéressantes pour la connaissance, en particulier, de cette fortification. Au final, trois grandes phases se dessinent au cours de l’époque Romaine.
Avant la mise en place de la fortification, les vestiges mis au jour (structures et niveaux) témoignent d’une occupation de la périphérie du bourg actuel au cours d’un intervalle fin IIe /270 apr. J.-C., mais leur antériorité ne peut être exclue.
En ce qui concerne la fortification, une analyse radiocarbone réalisée sur un os de faune pris dans sa masse fournit une datation : CIRAM-3390 : 1723 ± 26 BP, soit 250-409 apr. J.-C. à 2 σ, tandis que le mobilier d’une unité stratigraphique contemporaine du rempart fournit un terminus ante quem de 270 apr. J.-C.
La mise en place de la fortification remonte donc à la seconde moitié du IIIe siècle de notre ère, au mieux au tout début du IVe. Cette attribution correspond d’ailleurs bien à l’essor en Gaule, dans un contexte de troubles, de ce type d’ouvrage à la fin du IIIe et au début du IVe siècle. C’est en effet à partir du milieu du IIIe siècle que débute la crise de l’Empire, qui perdure jusque vers le début du Ve. Concernant spécifiquement Tarquimpol, cette date coïncide également, par succession chronologique, avec la datation IIe – début IIIe siècle de la maison dite « sous le rempart » fouillée par K. Wichmann et documentée lors du diagnostic archéologique de 2011. Notons enfin, en termes de contexte régional, que cette datation est tout à fait cohérente avec celle des fortifications proches de Toul, Metz et Verdun. Notre attribution de l’enceinte à la seconde moitié du IIIe siècle de notre ère-tout début du IVe siècle est également confirmée par la chronologie dégagée pour les niveaux et structures qui la recouvrent. Ainsi, l’étude du mobilier céramique indique une succession stratigraphique qui se développe dans l’intervalle 270-350, corroboré par des datations radiocarbones.
Ici encore, l’emprise réduite de l’opération ne permet pas de développer une quelconque organisation en plan, mais la nature des structures (trous de poteaux, radier de fondation, fossé…) indique que le « pied » intérieur même de la fortification a été occupé par des espaces privés (habitation ou production) dès après sa mise en place.
Enfin, au Ve siècle, plus aucun marqueur chronologique de l’époque Romaine n’est présent sur le site. Les niveaux stratigraphiques suivants sont immédiatement attribuables à l’époque Contemporaine, laissant ainsi un important hiatus qui court du Ve siècle inclus jusqu’à l’époque Moderne.
De manière attendue, les observations relatives à l’époque Contemporaine correspondent en tout point, tant du point de vue stratigraphique que de celui de la nature même des structures, à des aménagements domestiques de jardin.
Les marqueurs chronologiques étudiés couvrent un intervalle XVIIIe -XXe  s. et font immédiatement suite aux vestiges du IVe s. de notre ère, laissant un hiatus qui, bien que considérable, n’est en rien une surprise lors des investigations archéologiques sur le bourg de Tarquimpol.
La fouille réalisée en 2021, et dont l’objectif principal était d’étudier une partie du rempart ainsi que son positionnement chronologique dans le développement l’occupation romaine (fig. 2), a permis de recueillir des informations intéressantes. Certaines viennent confirmer des données antérieures, notamment pour ce qui concerne la nature du rempart lui-même qui, dans ce secteur tout du moins, est parfaitement semblable au tronçon étudié par J. Henning au nord de l’agglomération tardo-antique. Il apparait ainsi de plus en plus qu’à Tarquimpol la fortification ait pris la forme d’une simple levée de terre défendue par deux fossés externes et par des dispositifs d’entrée plus élaborés, construits en dur. Cette hypothèse mérite sans doute d’autres investigations car elle est peut conforme à l’image classique des ouvrages défensifs du IIIe et IVe siècle dans le nord-est de la Gaule, qui mettent en œuvre massivement des éléments de ré-emploi plutôt que des ouvrages terrassés. La chronologie du rempart a, quant à elle, pu être affinée en combinant dates par radio-carbone et stratigraphie relative. La datation proposée, au tournant du IIIe et IVe siècle, se rapproche désormais des autres sites de la région. Enfin, et c’est un des points qui n’a pas encore réellement trouvé de réponse par les fouilles, l’évolution du site après le IVe siècle, et son abandon, restent encore complètement méconnus et difficiles à appréhender.

Informations projet

  • Périodes représentées Antiquité, Moyen Âge, Moderne, Contemporain
  • Surface 80 m²
  • Phase terrain Du 15 au 30 mars 2021
  • N° d'opération 13/11615
  • Motif de l'intervention Extension d'un bâtiment communal
  • Commanditaire Commune de Tarquimpol
  • Responsable d'opération Loïc DAVERAT
  • SRA SRA GE/Lorraine, Laurent GEBUS, Tanguy LE BOURSICAUD
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Fig. 1. Plan-masse de l’opération, avec représentation des principales coupes de référence réalisées
Fig. 2. Relevés des coupes 1, 2, 4, 5 et 6 avec mise en évidence des couches constitutives de la fortification
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Depuis plus de 29 ans, la société réalise des fouilles archéologiques préventives de toutes les périodes. ANTEA-Archéologie intervient pour le compte de maîtres d’œuvres publics ou privés, de maîtres d’ouvrages ou de services de collectivités.

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