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Le chantier des collections : une archéologie de dépôt

Le 07 février 2022

La troisième cession du chantier des collections à la citadelle de Besançon vient de s’achever en ce début d’année.

Fig.1 : Vue de la citadelle de Besançon (Crédit : ANTEA-Archéologie)

Financé par l’État, il s’agit d’uniformiser et de conserver les collections d’État stockées à la citadelle et dans des dépôts externes en vue de leur transfert vers le futur Centre de Conservation et d’Études (CCE) Est.

Ce travail d’archéologie de dépôt est assuré par une équipe pluridisciplinaire regroupant un régisseur des collections, un archéologue antiquisant, un archéologue médiéviste/moderne, un archéologue référent informatique et un archéologue référent logistique. Un consultant en conservation préventive est également présent sur la mission. L’équipe travaille en étroite collaboration avec les agents du Service Régional de l’Archéologie (SRA) de la Franche-Comté, très actif tout le long de la mission.

Le chantier des collections permet notamment de reconditionner les collections, les enregistrer sur une base de données unique et connaitre leur état sanitaire. L’objectif étant de conserver les collections selon les normes de conservation préventive et de consigner toutes les caractéristiques des objets et des lots en vue de futures recherches et valorisation.

La chaine de traitement d’une collection peut être complète (conditionnement en sachet ou sur mesure, inventaire, photographie, prise de mesure, étiquetage, relocalisation) ou sommaire si la collection est aux normes du protocole de la région.

Fig.2 : Collections anciennes avant leur traitement en chantier des collections (Crédit : ANTEA-Archéologie)

Fig.3 : Tri de la collection (Crédit : ANTEA-Archéologie)

Cette troisième année de travail a permis de terminer d’une part le traitement des collections stockées à la citadelle, d’autre part de réaliser cette mission sur l’un des 3 dépôts externes.

Le traitement d’anciennes collections a permis de se sensibiliser au fonctionnement et moyen de l’archéologie des années 70 / 80, notamment sur les conditionnements utilisés (réutilisation de boîtes/contenants/sachets de la vie quotidienne) et de la non-pérennisation d’informations lorsque le support n’est pas adéquat.

Fig.4 : Anciens conditionnements (Crédit : ANTEA-Archéologie)

Fig.5 : Collections traitées (Crédit : ANTEA-Archéologie)

Le 18 mars prochain, ce chantier des collections, qui ne se terminera qu’en 2023, sera présenté lors de la quatrième table ronde du Réseau Interprofessionnel des Gestionnaires de Mobilier Archéologie (RIGMA) qui se déroulera à Saint-Romain-En-Gal.